La Conserverie 2017

BOOGIE WOOGIE pour 2 PIANOS J-P AMOUROUX / J-P BERTRAND

Jean-Paul Amouroux : piano
Jean-Pierre Bertrand : piano
Michel Denis : batterie
Gilles Chevaucherie : contrebasse

Jean-Paul Amouroux écrit :« Le boogie est une façon de jouer le blues au piano. C’est le premier style de jazz, né avant le ragtime, très africain d’esprit. La main gauche crée un roulement obsédant et répétitif. La droite des « riffs », courtes phrases destinées à faire monter la tension. La main droite joue dans l’ignorance feinte de la gauche. » Et il ajoute : « Pour bien jouer, il faut être amoureux du boogie et avoir les qualités de tout jazzman, donc le sens de l’improvisation. Ce n’est pas une musique écrite. »

Jean-Pierre Bertrand est doté d’un jeu fin où élégance et improvisation font la part belle aux standards du boogie, JPB est aussi un improvisateur fertile. Son style fluide et très imprégné de la difficile technique du Boogie Woogie fait swinguer et sonner le piano de façon personnelle, introduisant de multiples émotions et couleurs musicales. La pureté de son jeu puise sa source aux racines du boogie et blues traditionnels dont les initiateurs les plus influents furent Albert Ammons, Pete Johnson, Jimmy Yancey et Meade Lux Lewis notamment. JPB s’inspire également de jazzmen plus modernes pour créer un métissage varié dans ses interprétations. Deux grands pianistes qui viennent nous donner une leçon de Boogie.

 

TRIBUTE to LOUIS PRIMA

hommage à Louis Prisma

David Costa Coelho : voix
Francis Guero : trombone
Julien Silvand : trompette
Julien Duchet : saxophone ténor
Fabien Saussaye : piano
Stéphane Barral : contrebasse
Simon Boyer : batterie

Aucune référence au Primatice, peintre et sculpteur de la Renaissance italienne, mais plutôt à Louis Prima dont ils reprennent les standards avec une verve étourdissante.

Ils perpétuent un genre de burlesque qui a toujours eu sa place dans le jazz et dont Ray Gelato et ses Giants ont ranimé la flamme au début du festival.

Un courant représenté, notamment, par le film Helzapoppin, incarné, à l’heure actuelle, par les Pink Turtle dont ils sont les dignes émules. Au demeurant, excellents musiciens, à l’instar de Francis Guéro, l’un des fleurons de la scène toulousaine. De surcroît choristes accomplis, passant à la moulinette de leur humour décapant des tubes confirmés, aussi divers que Fever, O Sole Mio ou, bien sûr, Just A Gigolo. Gros succès populaire, ovations sans fin. Bête de scène extravagante, trompettiste et chanteur originaire de la Nouvelle Orléans, précurseur du rock’n’roll, Louis Prima a fait danser le monde entier avec « Just a Gigolo », une des chansons les plus diffusées dans le monde encore de nos jours. Atmosphère festive, magie rythmique, section cuivres débridée, auxquelles s’ajoutent la voix et la présence scénique de David Costa Coelho : en 2015 les Primatics, grâce à la qualité et à l’énergie de leur performance, ont reçu le Prix du Public à Ascona.

Parions que David Costa Coelho et ses acolytes – tous musiciens confirmés issus de la scène swing française- feront un triomphe.

SOUL JAZZ COLORS

Francis Gonzalez à la batterie
Benoit Ribière à l’orgue et au chant
Carl Schlosser au saxophone ténor

se réunissent autour d’un répertoire mêlant intimement le jazz au blues

C’est au milieu des années 50-60 que se développe le style « soul jazz ». Influences du blues, du rythm and blues et du gospel. L’orgue Hammond y figure grandement ainsi que le saxophone.

Une musique peu commune, par la présence d’un instrument au potentiel riche et complet, dont le jeu reproduit celui d’un orchestre. L’orgue Hammond a marqué de son empreinte à peu près tous les styles musicaux depuis quatre générations.

Benoit Ribière s’emploie à faire vivre cet instrument, inspiré notamment de Wild Bill Davis, Jimmy Smith ou Rhoda Scott. Il est également chanteur et aime interpréter des chansons aux influences multiples mais toujours teintées de blues.

A ses côtés, Francis Gonzalez, est un accompagnateur attentif s’ingéniant à mettre l’orgue en relief au gré de son inspiration. Sa créativité se révèle pleinement au son de cet instrument qui fait partie depuis toujours de son paysage musical. Il est influencé par JO Jones ou Kenny Clarke.

Carl Schlosser est au saxophone ténor et agrémente l’ensemble avec beaucoup d’originalité. Musicien talentueux, il a joué dans les principaux big band français et s’est produit en « side man »avec des artistes prestigieux. Il privilégie l’expression musicale et la sensibilité du phrasé.

Au répertoire : Horace Silver, Jimmy Smith, Nina Simone, Ray Charles, Stanley Turentine…

Ces musiciens partagent leur expérience pour offrir une musique pleine d’énergie et de sensibilité.

CHAMPIAN FULTON QUARTET invite NICOLAS MONTIER

Champian Fulton – piano et voix
Nicolas Montier – sax tenor
Gilles Naturel – contrebasse
Mourad Benhammou – batterie

Etoile montante de la scène jazz new-yorkaise, aussi talentueuse au piano qu’au chant, Champian a déjà partagé la scène avec Lou Donaldson, Russell Malone, Jimmy Cobb, Louis Hayes, Roy Hargrove, Don Friedman, Frank Wess, Harry Allen… Son père, trompettiste de jazz, est un ami proche des légendaires Clark Terry et Major Holley. C’est donc dès son plus jeune âge que Champian côtoie les plus grands, étudie la musique et acquiert ce swing naturel qui caractérise son jeu et sa façon de chanter.

Il n’est pas surprenant de l’entendre citer les noms de Charlie Parker, Dinah Washington, Bud Powell et Erroll Garner parmi ses grandes influences. Champian parvient avec brio à célébrer le jazz et le Great American Songbook tout en marquant de son empreinte contemporaine, fraiche et sophistiquée chacun des morceaux qu’elle interprète.

« Fille du jazz par excellence, la jeune chanteuse new yorkaise part à la conquête du public français. (…) un talent magnifique à suivre absolument sous peine de passer à côté d’une des plus belles voix de sa génération » – La Terrasse

« Champian appartient à cette catégorie de musicien(ne)s complèt(e)s, capables de swinguer de toutes les manières possibles. Au piano elle évoque irrésistiblement Erroll Garner par le phrasé et l’imperceptible décalage entre les deux mains, si souvent évoqué. Ses vocals ont la saveur mutine et l’expressivité de ceux de Dinah Washington. Ainsi ne prend-on aucun risque en prédisant à cette jeune femme (elle est née en 1985) un bel avenir » – Jazz Magazine

pour en savoir plus ->